Communiqué de la CFDT Randsad
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Le groupe Randstad France, leader de l’intérim, annonce un projet de fusion/absorption qui au 1er janvier priverait 80 000 salariés de représentants du personnel.
Ce projet prévoit la suppression de la totalité des mandats et la disparition des CSE et du CSE central. Il entraine par ailleurs la fin de tous les accords d’entreprise.
Plus de 300 mandats d’élus disparaissent, acteurs de la prévention et de la santé au travail, de la négociation, de l’accompagnement des salariés, de l’animation des CSE et de la distribution des œuvres sociales. Cette situation va perdurer pendant de nombreux mois.
La Direction du Groupe Randstad France met fin à tous les accords collectifs : d’autres accords moins favorables seront peut-être négociés à une date indéfinie.
La fédération des Services CFDT dénonce les conséquences de ce projet, présenté comme une simplification nécessaire de l'organisation du Groupe. La direction impose à très court terme une transformation profonde des conditions de travail et une révision à la baisse des acquis sociaux.
Dès le 1er janvier, les conséquences seront concrètes : plus d'œuvres sociales, plus d'accompagnement des salariés et plus d'acteurs de la prévention. Les CSE et le CSE central disparaitront également. Les salariés se retrouveront ainsi privés de leurs instances représentatives dans l'attente d'hypothétiques élections professionnelles en 2027, si tout va bien, la date restant à déterminer.
Autrement dit : la direction simplifie son organisation, et ce sont les droits des salariés qui servent de variable d’ajustement économique.
La direction présente cette réorganisation comme nécessaire, alors que le bénéfice financier annoncé reste très faible au regard de l'ampleur des bouleversements imposés aux salariés.
La CFDT demande donc des explications : pourquoi supprimer les instances, les œuvres sociales, l'accompagnement et les acteurs de la prévention pour un gain financier aussi limité ?
Une opération économique ne peut pas servir de prétexte pour faire disparaître les droits collectifs des salariés.
La modification du périmètre de l'UES remet également en cause l'ensemble des accords collectifs. Sont notamment concernés les accords sur l’organisation du temps de travail et les RTT, le télétravail, les seniors, le handicap, la qualité de vie au travail et la participation, ainsi que les autres garanties négociées depuis plus de 25 ans.
Ces accords encadrent les conditions de travail et garantissent des droits aux salariés intérimaires et permanents.
La CFDT refuse que les salariés repartent de zéro socialement au seul motif que la direction décide de réorganiser ses structures.
· L'ouverture immédiate de négociations sur la transition sociale ;
· des garanties sur la représentation collective pendant toute la période transitoire ;
· le maintien des œuvres sociales et de l'accompagnement des salariés ;
· le maintien des acteurs de la prévention ;
· le maintien des accords collectifs
· un calendrier précis pour les prochaines élections professionnelles, dont la date reste à déterminer.
La CFDT dénonce l’irresponsabilité d’un projet qui sabre les droits et la représentation des salariés du Groupe Randstad France.